LE BUDGET 2015 EXPLIQUÉ AUX VILLENAUXOIS

Le budget de la commune, c’est comme notre budget familial. Nous avons des frais réguliers de fonctionnement, nécessaires à la vie quotidienne (eau, gaz, électricité, téléphone…) que nous finançons avec nos revenus mensuels et des investissements (achat de notre maison ou de notre voiture) que nous finançons en partie par nos économies et en partie par un emprunt.

Le budget d’une commune contient : des dépenses de fonctionnement, qui sont les charges récurrentes et exceptionnelles liées à l’activité des services ; et des dépenses d’investissement qui viennent enrichir le patrimoine de la collectivité et améliorer la qualité de vie des habitants : travaux de voirie ou de bâtiment, achat et renouvellement de matériel, etc… Comme dans notre propre budget, les frais de fonctionnement priment sur les dépenses d’investissement. Une commune, contrairement à l’État, a l’obligation d’équilibrer son budget, en fonctionnement comme en investissement. Elle ne peut pas emprunter pour équilibrer ses dépenses de fonctionnement ni pour rembourser le capital de sa dette. Elle ne peut emprunter que pour réaliser ses projets d’investissement. Elle doit donc générer des économies de fonctionnement lui permettant d’autofinancer en partie ses investissements. À Villenauxe, comme dans la quasi-totalité des communes, les dépenses de fonctionnement ont évolué plus vite que les recettes.

analyse des dépenses de fonctionnement

Villenauxe est un Bourg-Centre qui déssert les villages aux alentours (en eau, en équipements collectifs, stades, salle des fêtes que nous entretenons…). Ces frais de centralité font que nous avons des dépenses plus importantes. La Communauté de Communes du Nogentais a pris peu de compétences et Villenauxe gère elle-même, entre autres choses, l’école, la restauration scolaire et la petite enfance… Nous avons eu une hausse de dépenses sur le poste des prestations de services en 2013, correspondant aux problématiques d’approvisionnement en eau potable suite à l’effondrement du puits. Nous avons également eu une baisse des dotations de l’état et en contrepartie, la contribution du Fond national de Péréquation des ressources Intercommunales et Communales FPIC qui augmente.

budget primitif 2015 - budget de fonctionnement

LES DÉPENSES DE FONCTIONNEMENT

Elles sont constituées d’abord par les charges de personnel, puis les charges à caractère général : eau, gaz, électricité, entretien du patrimoine de la commune, assurances etc. Il s’agit de dépenses qui subissent une augmentation régulière, en dépit des efforts faits pour les contenir : renégociation de contrats de maintenance, de téléphonie, isolation des bâtiments communaux, régulation des températures dans les bâtiments, etc. L’indice de prix des dépenses communales, également appelé « panier du Maire », montre bien la rapidité avec laquelle ces charges progressent, beaucoup plus que le « panier de la ménagère ».

LES RECETTES DE FONCTIONNEMENT

Elles sont constituées du produit de la fiscalité locale et de dotations de l’État qui pour leur part évoluent faiblement, voire diminuent.

analyse des recettes de fonctionnement

Ce tableau fait ressortir les points suivants : 1) bonne évolution des produits des services du domaine – vente d’eau et redevance assainissement. 2) recette en baisse : impôts et taxes par contribution au Fond national de Péréquation des ressources Intercommunales et Communales (FPIC) 3) stagnation des dotations et participations – baisse de la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement) qui s’accentuera dans les années à venir l’autonomie de la collectivité à travers les recettes de fonctionnement est de 65% – les produits des services du Domaine – les impôts et taxes (impôts locaux) – les autres produits de gestion courante.

budget primitif 2015 - budget d'investissement

LES DÉPENSES D’INVESTISSEMENT

La section d’investissement intéresse essentiellement les opérations d’équipement d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la Ville et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux (maison médicale…). Le remboursement du capital de la dette figure également à la section d’investissement. Les recettes proviennent essentiellement des emprunts, de subventions spécifiques de l’Etat et de l’autofinancement, c’est notre épargne.


analyse des dépenses d'investissement
Investissements importants : 2 115 K€ entre 2012 et 2014 – 1 355 K€ pour le budget principal – 760 K€ pour les budgets eau et assainissement

LES RECETTES D’INVESTISSEMENT

Les recettes d’investissement sont constituées de dotations et subventions, de taxes diverses (dont la taxe d’aménagement), d’emprunt et fonds divers, comme le fond de compensation de la TVA, le reste étant constitué par l’autofinancement, encore notre épargne.

analyse des recettes d'investissement

Les investissements ont été financés : – 32% par emprunt – 10% par subvention – 16% par le fonds TVA et la taxe d’aménagement – 2% autres recettes – le solde, soit les 40% restant qui sont financés par notre épargne. C’est une structure de financement bien équilibrée qui utilise «l’effet levier» de l’emprunt de façon raisonnable, l’autofinancement atteignant un taux important de 40%.

analyse de la dette